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  • Titouan Gueguen

    Titouan Gueguen

    Titouan Gueguen raconte son championnat d’Europe avec l’équipe de France des sapeurs-pompiers.

    Du 24 au 26 avril avait lieu à Montrichard, dans le Val-de-Cher, le championnat d’Europe des sapeurs-pompiers. L’occasion pour Titouan Gueguen, jeune gardien de but finistérien de participer à son deuxième rassemblement avec la sélection nationale.

    Pompier volontaire depuis un an et demi à Brest, Titouan Guéguen est le gardien de l’équipe du Finistère et de l’équipe de France des sapeurs pompiers. Pure produit de la formation brestoise et actuel portier de l’équipe de Nationale 3 de Milizac, Titouan a été repéré par le staff de l’équipe de France lors des championnats de France, l’été dernier.

    « C’est une très grande fierté de représenter l’équipe de France et les pompiers français.»

    Titouan l’avoue, il est fier de porter les couleurs de l’équipe de France et des pompiers français. Seul représentant du Finistère dans la sélection nationale, Titouan et les Bleus ont terminé à la deuxième place de ce championnat à trois, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne. « C’est une compétition qui n’existe plus depuis 12 ans. A l’époque, il y avait beaucoup plus d’équipes, mais la France a voulu relancer les championnats d’Europe. Au départ, il y avait six équipes, mais trois ont abandonné », informe le gardien français.

    Une compétition qui s’est déroulée en matchs aller-retours. La première journée s’est soldée par deux victoires pour les Bleus. Malheureusement, la deuxième journée n’était que l’opposée de la première. Deux défaites en autant de rencontres. En tête à la fin de la phase aller, c’est le Royaume-Uni qui remporte ce mini championnat devançant la France et l’Allemagne. « On est un petit peu déçus de notre deuxième jour parce que le premier, nous avions fait deux victoires. Nous étions les favoris, mais on a perdu les deux derniers matchs », confie le Brestois.

    Outre le fait que le niveau de la compétition soit assez relevé, comme l’assure ce dernier : « La première fois que j’ai joué, j’étais surpris du niveau et surtout de l’engagement. Les mecs n’ont pas peur, ils aiment vraiment le contact. » C’est le plaisir de retrouver d’autres sapeurs pompiers et de découvrir de nouvelles personnes que met en avant Titouan. « C’est toujours un plaisir de retrouver les gens des quatre coins de la France. Il y a un vrai groupe avec un lien entre tous. On découvre de nouvelles personnes, on discute de comment ça se passe dans les autres départements au niveau des pompiers et de la vie en général. C’est vraiment top. » conclut le portier français.

  • Christophe Bodénès

    Christophe Bodénès

    L’Etoile Saint-Laurent basket mise sur Christophe Bodénès

    Maintenues en Nationale 3 pour la deuxième saison consécutive. Les filles de l’Etoile Saint-Laurent Basket (ESL) vont découvrir un nouveau coach bien connu du basket finistérien avec Christophe Bodénès.

    Impératifs professionnels, blessures et courtes défaites sont venues contrarier la saison des Brestoise et neuf des douze revers l’ont été de moins de sept points. Mais comme le souligne Philippe Le Goff, entraîneur cette saison, “il fallait rester en N3 et on y est resté”.

    Je pensais faire une pause mais c’est difficile de refuser de venir à Saint-Laurent”

    Philippe Le Goff va maintenant passer la main, et il a ainsi préparé sa succession. Après 4 ans à Pleyber-Christ (NF3) , un nouveau défi attend Christophe Bodénès sur la pointe du Finistère. “Saint-Laurent est un club connu et reconnu depuis de nombreuses années”, salut-il, lui qui se décrit comme un coach qui travaille beaucoup en dehors des entraînements, sur son équipe et sur les équipes adverses en utilisant la vidéo. “Je suis content pour Christophe et pour le club. Il peut y avoir une belle aventure entre lui et l’ESL”, affirme son prédécesseur et peut-être futur assistant. “ S’il y a besoin de moi, c’est avec plaisir que j’irai”, abonde Le Goff.

    Nouvel entraîneur, nouvelles ambitions ?

    “Cette année, j’ai découvert des joueuses qui ne demandent qu’à progresser et jouer à ce niveau voire même plus haut. Et c’est Christophe qui pourra leur apporter ça”, confie encore Philippe Le Goff. Même si le président Daniel Le Néa et Bodénès se rejoignent sur l’objectif qui reste “le maintien le plus rapidement possible”. “Si d’aventure, Christophe avait le bonheur de projeter l’équipe au-dessus des objectifs attendus, oui, on accompagnerait ça à fond” affirme Le Néa. En attendant, le néo-coach brestois le sait. Pour réaliser ses objectifs, “il va falloir recruter quelques filles pour pouvoir étoffer et muscler un peu l’effectif” conclut-il.

  • Corentin Kérébel

    Corentin Kérébel

    Corentin Kérébel, le serial buteur de Saint-Renan décrypté

    A seulement 19 ans, Corentin Kérébel, avant-centre de l’EA Saint-Renan est le deuxième meilleur buteur de R1. Il est actuellement à 18 buts en 19 matchs et a scoré contre 9 des 11 équipes du championnat. Ce week-end en Coupe de Bretagne contre Liffré (R1), il aura à cœur de briller une nouvelle fois pour emmener son équipe dans le dernier carré.

    Le jeune attaquant affole tous les compteurs pour sa première année pleine en séniors. « L’année dernière, il a joué un peu plus d’une moitié de saison en R2 » mentionne Sébastien Le Franc, son entraîneur. Corentin Kérébel peut occuper tous les postes de l’attaque mais il joue principalement avant-centre. C’est un attaquant « plutôt complet et polyvalent » confie Malo Marzin, l’un de ses coéquipiers. « Il peut marquer dans n’importe quelle situation. Aussi bien sur coup-franc, que sur pénalty, dans la surface comme en dehors, de la tête et même sur corner. » Le numéro 9 de Saint-Renan marche sur l’eau mais surtout à la confiance. Cette année il a la chance de pouvoir compter sur un collectif bien huilé. « Ses partenaires savent le mettre en avant et dans de bonnes conditions » appuie son coach. Et à la réception Corentin a prouvé plus d’une fois qu’il est très efficace. « Ce n’est pas rien d’être meilleur buteur du plus gros championnat de Bretagne » conclut ce dernier. La défense de Liffré, samedi en quart de finale de la Coupe de Bretagne sait à quoi s’attendre.

    « C’est un vrai attaquant digne de ce nom »

    Du haut de ses 19 ans, le goleador renanais est intraitable face à la quasi-totalité des équipes de la poule. Corentin a martyrisé 9 des 11 défenses du championnat, sans compter ses buts en Coupe de France et en Coupe de Bretagne. « Il a un côté insouciant très intéressant, on voit qu’il joue pour le plaisir » constate Christophe Lopes, entraîneur de Plouvorn, une des proies de Corentin Kérébel. Au-delà de ses 19 réalisations, c’est surtout 11 buts en 19 rencontres dont six doublés. « C’est un vrai attaquant digne de ce nom » souligne Franck Royé, coach du CEP Lorient contre qui Kérébel a marqué à 3 reprises en championnat dont un super piqué en une touche de balle qui est venu lober son gardien. « C’est quand même du très haut niveau » conclut ce dernier.

    Il reste encore trois matchs de championnats et la Coupe de Bretagne, demain, au meilleur buteur de la poule A pour récupérer son fauteuil de meilleur buteur de R1 actuellement conservé par Sébastien Blanchet (Lamballe) avec un petit but de plus que le finistérien.

  • Pourquoi le Nord-Finistère cartonne autant cette année ?

    Pourquoi le Nord-Finistère cartonne autant cette année ?

    Année record pour le Nord-Finistère en Coupe de Bretagne

    Les quarts de finale de la Coupe de Bretagne de football masculin se déroulent dimanche 21 avril. Une édition historique pour les clubs nord-finistériens. Cinq équipes sont encore en lice pour décrocher le Graal, dimanche 9 juin.

    Il y a des années comme ça où tout sourit. Le Nord-Finistère connaît une année unique. Entre le Stade Brestois, en Ligue 1, et les belles performances des clubs en R1, le football brille cette saison à la pointe de la Bretagne.

    EXERGUE : C’est exceptionnel et ça montre que notre secteur est assez relevé.

    Un groupe A très relevé

    Le championnat R1 est très homogène et très disputé cette saison. Et ça se ressent sur la Coupe de Bretagne. La poule A (avec les clubs nord-finistériens) compte encore cinq représentants à trois tours du dénouement final. “C’est exceptionnel et ça montre que notre secteur est relevé” mentionne Sébastien Le Franc, coach de Saint-Renan, actuel leader de la poule A. Au même stade de la compétition la campagne précédente, deux clubs nord-finistériens étaient au rendez-vous des quarts de finale, Plouvorn et Bourg-Blanc, dernier vainqueur de la coupe. Mais pourquoi de telles performances cette année ? La réforme des championnats régionaux ne garantissant pas une montée directe à la fin de la saison (meilleur premier des 3 poules), la Coupe de Bretagne est devenue plus disputée pour certains clubs comme en témoigne Sébastien Le Franc : “avec la réforme des championnats, peut être que la Coupe de Bretagne est devenue une priorité”. La qualité des joueurs locaux en est pour beaucoup également.

    Joueurs de qualité, clubs structurés avec un encadrement de qualité”

    C’est la conclusion de Sébastien Le Franc. Le Nord-Finistère a toujours été “un vivier de bonnes équipes” avec “de bons joueurs dans chaque écurie” constate lui David Bouard, entraîneur du Landerneau FC. Grâce notamment à une bonne formation. Une bonne partie des joueurs sont issus de la formation brestoise. “Dans toutes les structures qui sont encore en lice, il y a des jeunes qui ont été formés au Stade Brestois et on récupère le fruit d’une bonne formation de notre club élite” notifie Julien Le Reste, coach des GDR Guipavas. Les résultats en Coupe de Bretagne ne sont pas une surprise et viennent récompenser le travail de formation. “On a la poule la plus relevée en termes de niveau, d’intensité et de rythme. Ce n’est pas une surprise que l’on soit cinq représentants du Nord-Finistère” affirme Christophe Lopes, entraîneur de Plouvorn, dernier demi-finaliste de la Coupe de Bretagne et troisième de R1.

    Un dernier carré 100% Nord-Finistérien ?

    Dans les calculs, c’est plus que plausible. Sur les quatre rencontres, seul un derby est à noter. Et il est nord-finistérien. Il se jouera entre Landerneau et Guipavas. La possibilité de jouer un dernier carré 100 % nord-finistérien fait réagir. “Rigolo”, “exceptionnel”, “étonnant”, ce sont les réactions des entraîneurs de R1 encore sur les rangs. Mais au-delà de ces réponses. Ils sont unanimes, cela montre encore une fois que le Nord-Finistère travaille bien et qu’il y a de la qualité dans le coin.

  • Enzo Stricot

    Enzo Stricot

    Enzo Stricot, sur la Penn Ar Bed comme à la maison

    La 38e édition de la Penn Ar Bed-Pays d’Iroise débute ce samedi. Le jeune nord-finistérien Enzo Stricot (17 ans) compte bien ne rien se refuser lors de cette course inscrite au calendrier international UCI U19.

    Depuis ses cinq ans, Enzo Stricot pratique le VTT et le cyclo-cross. Après avoir réalisé de multiples courses dont des Coupes de France. Aujourd’hui, une discipline se démarque des autres. “L’objectif c’est le cyclisme sur route” affirme le jeune licencié de l’équipe Sportbreizh, qui nourrit de grandes ambitions cette saison. “L’année dernière, j’ai plutôt bien marché. Le but c’est de valider ce travail et pourquoi pas aller chercher une victoire”. Après un début d’année poussif, le coureur a acquis de l’expérience lors de courses séniors en Nationale 3 pour préparer ses échéances en junior. Notamment celle de ce week-end, sur ses terres.

    C’est une très grosses courses en plus je suis du coin donc ça me tient à cœur.”

    Outre le haut niveau attendu lors de cette épreuve, celle-ci sera spéciale pour lui. D’une part, il aura l’étiquette de local de l’étape à défendre. Et “courir sur ses routes d’entraînement, ça fait toujours plaisir” confie Enzo, originaire du secteur de Saint-Pabu. D’autre part, le jeune cycliste courra pour rendre hommage à son ancien directeur sportif, André Tarquis, décédé il y a un an et dont la Penn Ar Bed était l’une des courses favorites. Une raison de plus pour lui de ne “rien (se) refuser.”

  • Auto-cross de Guiclan

    Auto-cross de Guiclan

    3 questions à Bernard Abhervé organisateur de l’autocross de Guiclan

    Cinq ans après, l’autocross de Guiclan est de retour ce week-end à Saint-Frégant. Nouvelle édition, nouveau lieu, nouvelles attentes pour Bernard Abhervé, organisateur de l’épreuve.

    Pourquoi relancer une édition cinq ans après la dernière ?

    La course est organisée par le club de football de Guiclan (GPFC). Après avoir essuyé 4 refus en 5 ans, quelque part, il y a besoin de trésorerie. C’est pour cette raison que nous avons souhaité relancer cet événement.

    Pourquoi déménager à Saint-Frégant ?

    Si l’autocross se déroulait à Guiclan, il fallait investir entre 10 000 et 15 000 euros pour faire un circuit. C’est une grosse somme et le circuit devait être validé par la Fédération Française de Sport Automobile (FFSA). L’enceinte de Saint-Frégant a été validée l’an dernier. Ce fut comme une routine pour nous de faire valider le circuit cette année. Il y a eu quelques petits travaux à faire mais c’était infime.

    Quelles sont vos attentes pour cette nouvelle édition ?

    C’est un peu l’inconnu pour nous d’aller à l’extérieur. C’est beaucoup plus compliqué. 130 pilotes sont inscrits, c’est bien pour la première course de la saison, je m’attendais à une centaine de pilotes. C’est honorable, le temps devrait nous porter chance en plus.

  • « Que deviens-tu ? »

    « Que deviens-tu ? »

    Quand tu étais jeune, tu prenais ce que tu avais à prendre”

    Un des artisans de la montée historique de l’Etendard de Brest en Pro A, Cédric Gomez (40 ans) est passé des bancs des salles de basket aux bancs de l’école en passant par les abords des piscines… En Suisse.

    1. Sa carrière

    20 ans se sont écoulés depuis la montée de l’Etendard de Brest en Pro A, en 2004. Une année historique avec 17 victoires consécutives, un record national jamais atteint à ce jour. Cédric Gomez faisait partie de la “Breizh Team” cette année-là. “Tout le monde avait compris son job, on faisait ce qu’il fallait pour gagner. Il y avait une super ambiance” confie “Supermez”, surnom donné par Jacques Monclar lors d’un match télévisé. Après cinq ans à Brest, l’ariégeois s’exile à Poitiers. “J’ai eu la chance d’avoir les clés du camion comme on dit”. Il a tout connu là-bas, la montée en Pro A, les Playoffs. Et après, le début de la fin. Son départ de Poitiers à Nantes (Pro B) s’est soldé par une année de blessures… Une tendinite et une fissure dans le genou et une tendinite à chaque talon. “Je n’arrivais pas à jouer, j’étais nul. Je ne pouvais pas courir”. Il s’en ai suivie trois mois à Chartres (Pro B) mais le meneur souhaitait se rapprocher de sa copine… En Suisse, là où il finit sa carrière, en 2016, au niveau amateur pour s’amuser. Même si “honnêtement, j’aurais pu jouer en Ligue A Suisse le niveau n’est pas très dingo” avoue-t-il.

    1. Sa reconversion

    Finis les parquets et place aux abords des piscines. Après sa retraite, Cédric Gomez se devait d’obtenir un travail pour disposer d’un titre de séjour. Son choix s’est porté sur un diplôme de maître nageur. “C’est un diplôme qui s’obtient en un week-end et comme il y a pleins de piscines et de bain thermaux ici”. Un métier qu’il effectue pendant six annuités. Mais Gomez avait un projet en tête depuis un moment. A 39 ans, il est de retour sur les bancs non pas d’une salle de basket mais de l’école pour devenir instituteur chez les tout petits. “Ce n’est pas simple de retourner à l’école 20 ans après. Sachant que j’ai 2 petites qui sont en bas âges. Ma deuxième avait 2 mois quand j’ai repris les cours. Cela fait maintenant un an et demi qu’il a repris l’école et il lui reste un an et demi pour valider son diplôme.

    1. Son port d’attache aujourd’hui

    L’ancien meneur de jeu de l’Etendard, vie avec sa petite amie et depuis peu ses deux petites de 3 ans et demi et 2 ans en Suisse. Entre les études et la vie de famille, l’heure n’est pas au retour dans l’hexagone d’autant plus que le diplôme qu’il passe n’y est pas reconnu. Même s’ il l’admet “je n’ai pas assez cotisé, je n’aurai peut-être pas assez de sous pour passer ma retraite ici” (rires). En attendant, il revient dès qu’il à un moment dire bonjour à sa famille en Ariège ou entre La Rochelle et Nantes pour voir sa mère et ses beaux-parents.

    1. Son regard sur le basket

    Éloigné des parquets, il suit toujours d’un bon œil le basket français et ses anciens clubs. “Aujourd’hui, on a de plus en plus de bons joueurs, très jeunes. Ce qui a changé par rapport à ma génération ? Quand tu étais jeune, tu prenais ce que tu avais à prendre. Tu ne rentrais pas sur le terrain prendre un tir directement, les mentalités ont changé, après ça a changé avec le basket qui va plus vite avec plus de shoot.”

    Il porte toujours une certaine attention au basket brestois et suit les résultats du BMB avec un ami. En revanche, l’ancien numéro 12 de l’Etendard relève un point noir. “Je trouve dommage qu’ils aient détruit Cerdan. J’ai vécu de très belles choses dans cette salle. C’était tout le temps plein, il y avait une super ambiance”

    Gamin va sur le terrain”

    En 2001, Cédric Gomez n’était pas destiné à jouer avec les pros de l’Etendard la première saison mais un match amical dans “une salle à Recouvrance” le plonge dans le grand bain. “Le terrain était dur, ce n’était pas du parquet. Dans le dernier quart temps, les joueurs pros étaient à 5 fautes, il ne restait plus personne sur le banc. Yves Marie Vérove (entraîneur à l’époque) demande à Jimmy (Vérove) quel poste je jouais. Vu que j’étais meneur il me dit gamin va sur le terrain. C’était le début de l’année, il ne savait même pas comment je m’appelais.” La suite appartient à l’histoire…

  • Compte rendu audience

    Compte rendu audience

    La récidive de trop qui mène à la prison pour ce jeune algérien 

    L’acte de trop a eu lieu le 13 février dernier pour Monsieur Halioush. Ce jeune Algérien, récemment arrivé en France et sans domicile fixe, a été jugé en comparution immédiate le jeudi 15 février au Tribunal de Bordeaux pour tentative de vol et dégradation. 

    Le prévenu est jugé pour trois infractions différentes commises le même jour à Pessac, le 13 février. C’est la troisième interpellation en moins d’un an sur le sol français, les trois fois pour les mêmes faits. Ce jeune Maghrébin, bien connu du tribunal des enfants de Pontoise, est condamné pour avoir volé un blouson et dégradé une voiture, ainsi que pour la tentative d’effraction et de dégradation dans deux habitations différentes. 

    Dans une salle comble et à l’aide d’un interprète, le prévenu reconnaît les faits énoncés par le juge. Très calmement et en esquissant un léger sourire, le juge interpelle Monsieur Halioush : “Qu’est-ce que vous faisiez avec deux tournevis ?” Après quelques secondes d’attente, l’interprète répond au juge que le prévenu souhaitait ouvrir la voiture pour récupérer le blouson ainsi que rentrer dans une habitation pour squatter et manger. Selon le témoignage de la première victime non présente lors du jugement, M. H a quitté les lieux car il a eu peur d’un chien. 

    Le juge interroge le jeune sans domicile fixe sur sa venue à Bordeaux. Malgré les va-et-vient incessants du public et des avocats, nous pouvions entendre l’interprète de M. H répondre que “un ami du prévenu l’a appelé pour un travail de plomberie”. Mais une fois arrivé à Bordeaux, ce dernier ne lui a plus répondu. L’interprète indique que M. H ne consomme pas d’alcool mais fume de la beuh et ingère des médicaments en grande quantité. “Ça me calme”, ajoute le prévenu. D’un air étonné, le juge demande au prévenu le contexte de sa prise de médicaments sans ordonnance. Ce seraient ses amis majeurs qui lui en auraient donné à son arrivée en France. Le juge invite le prévenu à s’asseoir. 

    “Même pas un an et déjà 3 procédures pour les mêmes faits”, déclare d’un ton ferme le procureur. Pour lui, M. H doit être condamné. Il réclame 6 mois de prison et 2 ans d’interdiction de passage dans la commune de Pessac. 

    “Il arrive du Maghreb, les mineurs se retrouvent dans les réseaux”, “il consomme pour oublier le trajet qu’il a fait pour arriver”. Pour l’avocate du prévenu, ce n’est pas que de la faute du prévenu s’il en est là aujourd’hui. Elle ajoute qu’il a besoin d’être aidé et que la peine demandée par le procureur est “sévère”. “Ça fait 8 mois qu’il n’a pas récidivé”, conclut l’avocate du prévenu en réclamant une peine avec sursis. 

    M. H est condamné par le tribunal de Bordeaux à 6 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Autrement dit, le prévenu se rend directement en prison. Il devra également rembourser la somme de 400€ aux victimes ainsi qu’une interdiction de pénétrer dans la ville de Pessac pendant 2 ans. 

  • Blessures Trêve Internationale

    Blessures Trêve Internationale

    Blessures en série pendant la trêve internationale 

    La trêve internationale de novembre a laissé un lourd tribut de blessures, transformant le repos tant attendu en un terrain miné pour de nombreux joueurs de renom. Un grand nombre d’entre eux sont condamner à manquer une part significative de la saison. Ces incidents reflètent les conséquences d’un calendrier particulièrement exigeant pour les joueurs, de plus en plus nombreux à exprimer leurs inquiétudes quant aux risques pour leur santé. 

    Gavi, Haaland, Camavinga, ou encore Zaire-Emery se retrouvent cette fois-ci sous les feux des projecteurs, non pas en raison de leur génie sur le terrain de football, mais plutôt pour leurs blessures qui font la une des médias. Ces prodiges du ballon rond n’ont pas été épargnés par les aléas physiques du jeu. 

     
    Crédit : Getty Images, Zaire-Emery butteur avec la France face à Gibraltar est sorti sur blessure. 

    La bronca des clubs 

    « Le football n’est pas géré comme il devrait l’être. Ils veulent mettre plus de matchs pour gagner plus d’argent. Les joueurs souffrent de plus de blessures. Ils ne peuvent pas démontrer leurs qualités au maximum. », affirme Carlo Ancelotti, entraîneur du Réal Madrid. Plusieurs joueurs clés, tels que Vinicius Jr à l’aile droite et le milieu de terrain français Eduardo Camavinga, ont subi de graves blessures, créant ainsi des trous significatifs dans l’effectif madrilène. Outre, Carlo Ancelotti, l’entraîneur du Paris Saint-Germain, Luis Enrique, a également exprimé son mécontentement face à la fréquence élevée des trêves internationales et à la demande excessive imposée aux joueurs, générant ainsi une pression considérable sur les professionnels du ballon rond. 

    Une pression constante sur les joueurs 

    Le corps a ses raisons que la raison ignore… Si la plupart des footballeurs professionnels étaient au repos lors de la trêve d’autres n’ont pas eu la chance de souffler. “Le rythme est devenu de plus en plus soutenu”, révèle Jules Koundé, défenseur français de Barcelone. Certains joueurs considèrent les trêves internationales comme une occasion privilégiée de représenter leur pays. En revanche, d’autres footballeurs peuvent percevoir les trêves internationales comme une source potentielle de fatigue et de risques de blessures. Les joueurs qui participent à de nombreux matchs de club et internationaux peuvent ressentir une pression physique accrue et craindre les conséquences sur leur forme et leur santé. « Évidemment qu’on joue trop de matches, c’est une surprise pour personne. », voilà le constat d’Aurélien Tchouaméni, milieu de terrain français du Real Madrid. La coupe du monde au Qatar en décembre dernier n’a pas aidé au bien être des athlètes en chamboulé les programmes habituels de la FIFA en réduisant notamment la coupure estivale. 

    Une trêve qui va également coûter chère à la FIFA 

    En plus des répercussions sportives pour les clubs, la FIFA, l’instance mondiale du football, devra également faire face à des coûts importants en raison de son programme de protection des clubs. Conformément à cette initiative, tout joueur blessé lors d’un événement FIFA peut entraîner des compensations financières pour son club s’il ne retrouve pas le terrain dans les 28 jours. Des clubs tels que le FC Barcelone ou le Real Madrid, durement touchés par les blessures, percevront des millions d’euros de la FIFA. Cependant, cette indemnisation n’est pas limitée à la récente trêve internationale. Al-Hilal, le club saoudien de Neymar, a également bénéficié de plusieurs millions de dollars suite à la blessure du Brésilien en octobre dernier lors de l’événement avec le Brésil. Malgré cela, il est peu probable que cette compensation financière apaise la frustration actuelle ressentie par les clubs. 

     
    Alors que les clubs et la FIFA comptent les coûts, la question persistante de la surcharge physique et des risques pour la santé des joueurs demeure, jetant une ombre sur le rythme effréné du football moderne. La recherche d’un équilibre entre la représentation nationale et la préservation des athlètes reste un défi pressant, faisant de chaque trêve internationale un exercice délicat pour les acteurs du monde du ballon rond. 

  • Guillaume Ledoux

    Guillaume Ledoux

    INTERVIEW – Guillaume LEDOUX – Éducateur sportif au club de basket des JSA Bordeaux + Professeur de sport dans les collèges. 

    Le sport comme école de la vie ? 

    En marge des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024, le Président de la République, Emmanuel Macron, exprime le désir de renforcer et d’intensifier la pratique du sport à l’école. Pour cette année, en complément des cours d’EPS dans les collèges et lycées, le gouvernement instaure l’obligation d’effectuer 30 minutes d’activité sportive quotidienne. Guillaume Ledoux, éducateur sportif et professeur d’éducation physique et sportive, se prononce sur ces nouvelles directives. 

    Pour vous, l’EPS est-elle le mal-aimé de l’enseignement en France ? 

    Oui, c’est exactement le cas. Clairement, quand on regarde d’autres pays comme les États-Unis ou encore l’Angleterre, le sport a une place très importante dans l’enseignement. Ici en France, le sport a très peu de place et pour faire changer les choses, c’est très long. 

    Que pensez-vous de l’annonce du président de la République « On a mis [en place] les 30 minutes de sport obligatoire pour tout le primaire et plus de sport au collège. Je vous invite tous à faire 30 minutes chaque jour au moins de sport » dans une vidéo publiée sur son compte X (ex-Twitter) le 8 janvier ? 

    “Les 30 minutes de sport obligatoires sont très peu mises en place et sans accompagnement, cette bonne idée aboutit rarement à quelque chose d’épanouissant pour les enfants. Encore plus quand le ou la prof n’est pas sportif, c’est même parfois détourné. Le problème aujourd’hui, c’est que dans les écoles primaires, les enseignants ne sont pas forcément sportifs, donc ne prennent soit pas le temps ou n’ont tout simplement pas les compétences. Et au collège, l’emploi du temps est déjà plein, rajouter 30 minutes de sport est donc compliqué et à l’heure d’aujourd’hui peu mis en place.” 

    Est-ce que les 30 minutes de sport quotidienne en plus de l’EPS servent vraiment à quelque chose ? 

    “Ça sert, car pour le développement de l’enfant, c’est nécessaire. Les 30 minutes de sport vont aider à la concentration et au bien-être. C’est quelque chose qui a été étudié.” 

    Est-ce qu’il faudrait plus d’heures de sport par semaine dans les écoles ? 

    C’est évident, beaucoup de choses s’expriment par le mouvement et par le corps. Le sport, c’est un gage de confiance et de développement pour les enfants et adolescents. Le corps et l’esprit deviennent même parfois le corps puis l’esprit pour certains. C’est-à-dire que souvent quand le corps va bien, l’esprit va bien. 

    Vous en tant qu’éducateur sportif, est-ce que vous vous battez pour avoir plus de sport à l’école ou vous faites en sorte de sensibiliser au mieux les jeunes sur l’importance de faire du sport ? 

    À mon échelle, je me bats de mon côté, mais ayant peu de visibilité et d’entrées dans les écoles de par le peu de conventions et d’appels aux professionnels pour faire faire du sport. Mais en tant qu’éducateur, je fais en sorte de sensibiliser au mieux les jeunes pour leur faire prendre conscience de l’importance de faire du sport. D’une part pour qu’ils soient bien dans leur corps ainsi que dans leur tête. 

    Est-ce que les JO de Paris peuvent être un tremplin pour le sport à l’école ? 

    Les JO auraient été l’occasion de remettre le sport comme axe éducatif important, mais ce sera de la poudre aux yeux détournée pour la classe politique, les résultats seront moindres à mon avis, il suffit de voir comment cet événement est détourné pour le profit dans bien des domaines.